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Pilier Rouge du Brouillard: Voie Bonatti-Oggioni

Mercredi 1er Août dernier, en compagnie de Nico Estubier, nous profitons de l’anticyclone bien installé sur les Alpes pour aller gravir le mythique versant italien du Mont Blanc par la voie Bonatti-Oggioni au Pilier Rouge du Brouillard.

le pilier rouge est celui à gauche

La veille, Eric Jamet et Jeff Mercier, 2 de nos fusées du PG, ont gravi la même voie dans un temps record. On profite donc pleinement de leurs infos toutes fraîches pour suivre leur trace dans cette voie mythique ouverte les 5 et 6 Juillet 1959.

A 2 heures 30, nous quittons le très confortable refuge Monzino, pour remonter le glacier du Brouillard et atteindre le bivouac Eccles au petit jour.Le glacier est bien bouché et l’excellent regel nocturne nous permet une progression rapide jusqu’à l’attaque de la voie.

Après une pause petit-déjeuner, nous attaquons la voie. Le rocher est vraiment magnifique, fissures et prises d’excellente qualité et toujours franches.

 

dans les premières longueurs

 

A notre grande surprise, nous trouvons des relais sur 3 gros spits. Cela dénote un peu dans cette ambiance haute-montagne. Qu’importe, la beauté de la voie l’emporte sur le reste!

 

 

 

 

escalade entre ombre et lumière

 

Grimper à plus de 4000 mètres d’altitude est magique, même si le souffle est parfois court!

 

 

 

 

 

 

 

un rocher rouge exceptionnel!

 

 

A l’heure du repas, nous sortons des 400 mètres du pilier. Une terrasse fait office de table pour manger un lyophilisé.

L’arrivée sur l’arête du brouillard marque la fin des difficultés mais le Mont-Blanc n’est pas encore là. Le parcours est heureusement suffisamment varié et l’escalade suffisamment délicate pour requérir une concentration maximale, le temps passe vite.

 

 

l'arête du brouillard

 

 

Sur l’arête, le vent s’est levé et l’amplitude thermique de chaque coté de l’arête est saisissante. Hiver / été à 2 mètres d’intervalle ! Nous alternons les montées et descentes des pointes granitiques qui jonchent l’arête.

A 17 heures, nous arrivons sur le toit de la France. Malheureusement, le brouillard nous bouche la vue à 360°. Mais la joie d’avoir partager une super journée entre copains l’emporte sur le reste.

 

 

Nous ne trainons pas pour attaquer la descente des 3 Monts et rejoindre le refuge des Cosmiques. Là, un bon repas chaud, servi à une heure tardive pour un tel endroit, nous redonne de l’énergie. Merci au gardien pour sa sympathie!

 

Christophe Poirot et Nicolas Estubier

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